La décision de la CNDA peut faire l'objet d'un recours en cassation devant le Conseil d'État. Celui-ci ne réexamine pas l'ensemble des éléments de l'affaire, mais seulement certaines questions juridiques comme le respect des règles de procédure et la correcte application du droit par le juge de l'asile.
Si le Conseil d'État annule la décision, il renvoie à la cour le soin de se prononcer à nouveau sur le fond de l'affaire, mais il peut aussi décider de statuer lui-même définitivement sur l'octroi ou le refus de protection.
Le délai de recours auprès du Conseil d'État est de deux mois à compter de la notification de la décision de la cour. Les requêtes qui parviennent au Conseil d'État après l'expiration de ce délai sont irrecevables.
Le recours en cassation devant le Conseil d'État (appelé pourvoi) doit être présenté par un avocat au Conseil d'État et à la cour de Cassation. Si les ressources du requérant sont trop faibles pour engager ce recours, il peut solliciter le bénéfice de l'aide juridictionnelle devant le bureau du Conseil d'État.